Le retour d’un fils est source de joie

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Message  jeremie le Lun 5 Juil - 23:25

Texte pour le mardi 6 juillet 2010

Mon fils que voilà était mort et il a repris vie ; il était perdu et il est retrouvé. — Luc 15:24.

S’il médite sur l’exemple du fils prodigue, celui qui est allé à la dérive sera peut-être plus enclin au retour. Sachant que ce système de choses est près d’être détruit, il devrait “ rentrer à la maison ” dès maintenant. La plupart de ceux qui vont à la dérive ne sont pas semblables en tout point au fils prodigue. Certains s’éloignent petit à petit, comme un bateau qui dérive lentement et s’écarte de la côte. Il en est qui, écrasés par le poids des inquiétudes, perdent de vue les choses spirituelles. D’autres sont choqués par l’attitude d’un compagnon chrétien. D’autres encore quittent la congrégation parce qu’ils ne sont pas d’accord avec la compréhension d’un enseignement biblique. Quelques-uns cèdent à une conduite contraire aux Écritures. Cependant, en utilisant judicieusement les Écritures et en suivant les conseils donnés par la classe de l’esclave fidèle, vous pourrez peut-être inciter au retour, avant qu’il ne soit trop tard, ceux qui ont abandonné le troupeau. — Mat. 24:45. w08 15/11 2:14, 15.
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Message  jordan le Mar 6 Juil - 11:12

Certains s’éloignent petit à petit, comme un bateau qui dérive lentement et s’écarte de la côte. Il en est qui, écrasés par le poids des inquiétudes, perdent de vue les choses spirituelles. D’autres sont choqués par l’attitude d’un compagnon chrétien. D’autres encore quittent la congrégation parce qu’ils ne sont pas d’accord avec la compréhension d’un enseignement biblique. Quelques-uns cèdent à une conduite contraire aux Écritures. Cependant, en utilisant judicieusement les Écritures et en suivant les conseils donnés par la classe de l’esclave fidèle, vous pourrez peut-être inciter au retour, avant qu’il ne soit trop tard, ceux qui ont abandonné le troupeau. — Mat. 24:45
Aujourd'hui,nombreux peuvent tomber dans le piege que Satant tend aux serviteurs de Jéhovah malheureusement.
Il faut se rappeler qu'en aucune façon personne n'est juste devant Jéhohvah Rom 10:3 et de ce fait notre but devrait être de réfléchir si par exemple nous n'avons pas forcément la même compréhension sur un point biblique.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut s'en aller de la congrégation, ce qui équivaudrait à une mort certaine dans ces derniers jours.
Si nous avons la possibilité de voir quelqu'un qui serait sucepible de s'en aller à la dérive,nous feront tout notre possible pour faire en sorte qu'il soit bien épaulé car il ne fait pas oublier qu'il en est aussi de notre responsabilité devant Jéhovah.

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Message  Francis le Mar 6 Juil - 11:28

[quote="jordan"]

Si nous avons la possibilité de voir quelqu'un qui serait sucepible de s'en aller à la dérive,nous feront tout notre possible pour faire en sorte qu'il soit bien épaulé car il ne fait pas oublier qu'il en est aussi de notre responsabilité devant Jéhovah.[/color]




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Message  Invité le Mar 6 Juil - 12:53

Un paramédical raconte
UN DIMANCHE matin, un appel retentit au centre de secours de Huntington Beach en Californie. Au bout de la ligne, une voix affolée hurlait:[quote] “Venez vite! Mon mari est en train de mourir!” /quote] Lorsque mon coéquipier et moi sommes arrivés, l’appartement était maculé de sang.
Un homme étendu sur le sol se tenait le cou. À chaque battement de cœur le sang jaillissait. L’homme s’était enivré. De retour chez lui, il avait battu sa femme et celle-ci lui avait planté dans le cou un couteau à découper long de 25 centimètres. La lame avait sectionné une des artères carotides qui irriguent le cerveau. Pris de panique, l’homme avait couru comme un fou dans l’appartement.
Maintenant il gisait sur le sol. Il était persuadé qu’il allait mourir. Je comprimai son cou et lui fit deux injections intraveineuses, une dans chaque bras, pour remplacer son volume sanguin par un succédané, le Ringer Lactate. Nous avons ensuite filé à toute vitesse vers l’hôpital. Comme c’était un dimanche, il n’y avait presque personne pour seconder le chirurgien en salle d’opération. Je servis d’assistant. En prenant une veine de la jambe, le chirurgien pratiqua une ligature sur la carotide. Notre homme survécut.
Dans l’exercice de ma profession, j’ai porté secours à des moribonds pendant des années. Cela m’a beaucoup appris. En outre, ces situations dramatiques m’ont amené à reconsidérer une autre activité qui sauve des vies, une activité plus importante encore, car elle concerne des millions de vies, la mienne y compris.
J’étais un petit garçon quand mon père est devenu Témoin de Jéhovah. Il se fixa pour tâche de nous élever, mes deux frères et moi, comme des Témoins. Mais à seize ans, j’étais un fils rebelle. L’existence d’un Témoin était un peu trop confinée à mon goût. C’est pourquoi, juste avant mes dix-sept ans, j’ai dit à mon père que je ne désirais plus assister aux réunions ni participer à l’activité de prédication de maison en maison.
Il m’écouta puis à l’aide des Écritures, il m’expliqua que son amour pour Jéhovah était la chose la plus importante dans sa vie. Il ajouta que si je voulais vivre sous son toit, je devais assister aux réunions et continuer à prêcher. Je ne parvenais pas à comprendre qu’on puisse aimer ce Dieu Jéhovah encore plus que sa famille. J’ai donc quitté le domicile familial et je suis allé vivre chez un ami du lycée.
À la fin de mes études, je me suis efforcé d’acquérir les choses qui étaient importantes à mes yeux. Je continuais à fréquenter une jeune fille que j’avais connue au lycée. À dix-neuf ans, je prétendais tout savoir et être mûr pour le mariage. J’ai donc épousé Pam, mon béguin du lycée. Nous vivons ensemble depuis quinze ans et deux filles sont nées de notre union. En mûrissant, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que le présent qui comptait. Dans cinq ou dix ans, quelle serait la vie de mes deux enfants? Qu’allait leur proposer le système de choses actuel? Que pouvais-je leur offrir?
Je quittai alors mon emploi dans un atelier d’usinage, car il accaparait tout mon temps et était sans avenir. Je devins sapeur-pompier. Comme nous travaillions vingt-quatre heures d’affilée, je disposais de nombreuses journées de repos à la maison. J’avais davantage de temps de libre que je n’en désirais.
L’idée m’est venue alors de profiter de ces journées pour gagner de l’argent afin d’acquérir davantage de biens. J’occupai donc un second emploi, dans le bâtiment. Je prenais mon poste de pompier pendant vingt-quatre heures, puis je partais pour une journée entière de travail dans la construction. Je rentrais chez moi après trente-quatre heures d’absence. Chose bien compréhensible, les relations familiales en souffrirent.
À cette époque-là, le centre de secours de Huntington Beach entreprit un nouveau programme: une formation paramédicale. Je m’y inscrivis. Les huit mois suivants furent consacrés à suivre des cours intensifs au Centre médical Irvine de l’université de Californie. Pendant seize heures par jour on nous apprenait tout ce qui avait trait aux urgences. Des médecins spécialisés, des traumatologistes, nous enseignaient à faire face à des situations où la vie des individus est en jeu. Il ne s’agissait pas d’intervenir dans des salles d’opération en milieu stérile, mais dans des maisons en flammes, dans des carcasses automobiles, dans des ruelles sales, dans des bars enfumés, sur des terrains vagues ou partout ailleurs. Je passais d’innombrables heures dans les blocs opératoires à observer le travail des chirurgiens: ils accomplissaient des opérations à cœur ouvert, des pneumectomies, ou bien tentaient de remodeler des membres broyés.
Pendant ce stage, j’ai pris conscience de la fragilité de la vie. J’ai médité sur ce que mon père m’avait appris sur Dieu, le Créateur. À différentes reprises, mon esprit s’est arrêté sur les paroles empreintes de respect du psalmiste David: “De façon redoutable, je suis fait d’une manière merveilleuse.” (Psaume 139:14). Je commençais à percevoir la sagesse divine et une finalité dans ses créations, non seulement dans le corps humain, mais dans les animaux, les plantes, la terre et les millions de galaxies avec leurs milliards d’étoiles.
À présent que je saisissais toutes ces choses, les paroles de mon père me revinrent. Je me souvenais des circonstances où j’avais eu besoin de lui, des années après avoir quitté la maison. Il avait toujours répondu présent, avec beaucoup d’amour et de bonté, sans jamais m’abandonner. Où que j’aille il avait toujours veillé à ce que je reçoive les périodiques La Tour de Garde et Réveillez-vous! Par-dessus tout, j’ai appris une leçon inoubliable: Jamais, non jamais, ne considérez vos enfants comme perdus! Vous ignorez si un déclic ne se produira pas chez eux, comme ce fut le cas pour le fils prodigue de la parabole de Jésus ou pour mon cas personnel, et s’ils ne reviendront pas vers vous pour servir Jéhovah. — Luc 15:11-24.
À la fin des huit mois de formation paramédicale, j’ai pris deux mois de vacances avec ma famille. Les tensions qui avaient vu le jour chez nous disparurent. J’étais amoureux fou de ma femme. Je pris conscience que je l’avais négligée et qu’il ne pouvait y avoir pour un homme de plus belle récompense qu’une femme aimante et encourageante. J’ai aussi compris que le plus beau cadeau que vous puissiez faire à vos enfants, c’est votre personne.
À notre retour de vacances, j’ai dit à ma femme que nous avions besoin d’une étude biblique familiale. Je souhaitais qu’elle soit dirigée par un Témoin de Jéhovah. Mais Pam avait été élevée dans la haine des Témoins. Pourtant, à mon étonnement et à mon grand plaisir, elle accepta volontiers. L’étude commença donc et, un an après, en 1974, nous nous sommes fait baptiser.
J’ai dit précédemment combien j’avais pris conscience de la fragilité de la vie. Mais en exerçant mon activité de paramédical, j’ai été aussi impressionné par l’obstination avec laquelle un organisme lutte pour rester en vie et pour guérir ses blessures les plus graves.
Au commencement de ce récit, il a été question d’un homme blessé par un coup de couteau. Comme je l’ai dit, l’homme a survécu, mais il a perdu en partie l’usage de la parole et souffre d’hémiplégie parce que son cerveau a été mal irrigué. Quand l’homme fut rétabli, j’ai été le voir. Il m’arrive souvent de rendre visite aux personnes que j’ai secourues. J’ai ainsi l’occasion de leur faire part de notre espérance dans le Royaume de Dieu. J’ai expliqué à cet homme que sa guérison actuelle était provisoire, mais qu’une guérison définitive serait possible sur la terre administrée par ce Royaume. Ma femme et moi avons étudié la Bible avec ces gens pendant quatre mois. Ils se sont finalement séparés, mais aux dernières nouvelles l’homme étudie toujours avec les Témoins.
Je suis intervenu une autre fois pour une noyade. Quand mon collègue et moi sommes arrivés, un voisin venait de remonter du fond d’une piscine une fillette de sept ans. Elle ne respirait plus et son cœur ne battait pas. Dans la profession médicale, on appelle cette situation la mort clinique. Mais sur le plan biologique, la petite fille n’était pas encore morte. Elle avait une étincelle de vie. Nous lui avons fait une intraveineuse et lui avons administré des médicaments pour le cœur ainsi qu’un choc électrique pour que son cœur batte à nouveau.
Les parents de la fillette sont arrivés à ce moment-là. Ils furent tous deux pris d’hystérie et on a dû les calmer. Nous sommes restés avec la fillette pendant vingt-deux minutes au bord de la piscine sans entendre la moindre respiration ni un seul battement de cœur. Pendant toutes ces interventions, nous restons en liaison téléphonique avec un médecin d’un centre hospitalier. Ce jour-là, le médecin nous suggéra de renoncer et d’hospitaliser l’enfant. Nous pensions être sur le point de la ranimer et nous avons obtenu du médecin l’autorisation d’essayer encore.
Nous avons maintenu la réanimation cardio-pulmonaire et je lui fis une injection intracardiaque. Enfin, il y eut un faible battement de cœur. Nous avons poursuivi l’assistance respiratoire; les battements de cœur s’amplifièrent et la fillette commença à respirer par elle-même. Elle a survécu. Quelques lésions au cerveau lui ont provoqué une faiblesse dans les jambes. En raison de sa jeunesse, sa rééducation a parfaitement réussi et, aujourd’hui, sept ans plus tard, elle est en parfaite santé.
Un jour où je prêchais de porte en porte, une femme se mit en colère après moi. Elle m’intima l’ordre de partir et me suivit dans la rue en m’injuriant. Je me retournai alors et lui demandai:
“Il y a six mois, n’est-ce pas ici qu’on croyait qu’un bébé était mort parce qu’il avait cessé de respirer?”
Elle eut un regard rempli d’étonnement. D’une voix calme, elle m’interrogea:
“Comment savez-vous cela?”
“Je suis le paramédical qui a sauvé le bébé.”
Je ne suis pas intervenu pour qu’elle ait du remords, mais pour qu’elle sache que les Témoins de Jéhovah sont des gens utiles et non des “casse-pieds” qui viennent importuner les gens le week-end. La dame me pria d’entrer chez elle. Nous avons conversé une vingtaine de minutes sur l’activité des Témoins de Jéhovah et sur le pourquoi de leurs visites à domicile. J’ai laissé à cette personne des exemplaires de La Tour de Garde et de Réveillez-vous!
Une situation du même genre se produisit un jour où ma femme prêchait de maison en maison. Un homme âgé la congédia brutalement:
“Je ne veux rien savoir! Partez d’ici!”
À ce moment-là je parlais à une autre porte. Lorsque nous nous sommes retrouvés, Pam m’a fait part de cet incident. La maison de l’homme était sur notre chemin. Le monsieur était dehors et je le reconnus. Sa femme avait failli mourir d’une attaque. J’étais intervenu pour la secourir. Nous nous sommes approchés du monsieur et je lui ai demandé: “Comment va votre femme?” Je lui ai ensuite présenté la mienne. Je tenais à ce qu’il sache que je participais aussi à cette œuvre d’enseignement biblique et qu’il s’était montré grossier avec ma femme. Cela le fit réfléchir. Il fit des excuses à Pam.
Je me présentai une autre fois à une porte. Une dame répondit. J’indiquai mon nom et commençai à parler. La femme m’interrompit:
“Attendez une minute. Vous êtes Larry Marshburn. Je me souviens de vous, vous avez sorti mon mari d’un avion en flammes.”
Elle poursuivit:
“Vous avez été si gentil pour moi, vous m’avez donné l’assurance que mon mari vivrait et que tout irait bien pour lui.
L’homme s’en est effectivement sorti, mais il avait été gravement brûlé. Sa femme se souvenait de mon nom. Nous avons passé un agréable moment et lui avons laissé des écrits bibliques.
De tels faits se sont souvent produits et pas seulement de porte en porte. Au marché, dans la rue, les gens m’accostaient: “C’est vous qui avez secouru ma petite fille”, ou: “Vous avez sauvé ma mère”, etc. C’est un peu la récompense de notre métier.
Tout le monde ne témoigne pas pour autant de la reconnaissance. Lors d’une intervention, une femme se cramponna à mon bras et me dit:
“Je vais mourir.”
Quelques instants plus tard, elle était morte sur le plan clinique. Mon coéquipier et moi avons pratiqué la réanimation cardio-pulmonaire. Son cœur s’est remis à battre puis s’est arrêté. Nous avons passé trois heures pour la ranimer et nous y sommes finalement parvenus. Ses premiers mots à mon adresse furent:
“Vous auriez dû me laisser mourir.”
Je ne pus retenir mes paroles:
“Oh, non! Ce n’est pas possible!”
Elle était âgée et malade et en avait assez de la vie. Nous l’avons conduite à l’hôpital. Son cœur avait subi des lésions et on lui plaça un stimulateur cardiaque. Aux dernières nouvelles, elle était toujours en vie.
Lors d’un autre appel, je trouvai sur les lieux trois pompiers d’un centre de secours voisin. Ils nous avaient précédés. Ils étaient assis dans la salle de séjour, le regard ému. L’un d’entre eux me désigna la cuisine. Un couple de personnes âgées gisaient sur le sol, mortes. L’homme était cul-de-jatte. Le couple s’était suicidé. La femme s’était allongée par terre, la tête sur un oreiller, le visage tourné de côté, et son mari lui avait tiré une balle dans la nuque. Il s’était ensuite étendu près d’elle, l’avait entourée de son bras et s’était logé une balle dans la tête. Dans une lettre laissée à leurs enfants, le couple disait combien il les aimait, mais, voilà, ils avaient tous deux des problèmes de santé et d’argent et ils étaient las de vivre. Ils avaient pris la décision de mourir ensemble. Quelle tragédie émouvante! Rien d’étonnant à ce que les pompiers aient eu les yeux humides.
Pendant mes cinq années de service paramédical (aujourd’hui je donne des conférences à travers les États-Unis sur la prévention en matière d’incendie, mais je continue à faire des urgences plusieurs fois par mois), j’ai vu mourir entre soixante-dix et quatre-vingts personnes. La grande majorité d’entre elles se sont cramponnées désespérément à la vie. J’ai souvent assisté à des scènes poignantes.
Quand je ferme les yeux, il m’arrive encore de voir un jeune homme bloqué dans une voiture qui s’était retournée et avait pris feu. J’avais pénétré en rampant par la fenêtre pour l’atteindre. Son visage était rempli d’effroi et il me suppliait de le sauver. J’étais conscient qu’il allait mourir. Je savais ce qu’il ignorait — tout le bas de son corps était broyé et nous ne pouvions le sortir de la voiture. Je lui ai tenu la tête et j’ai continué à lui parler jusqu’à ce qu’il s’éteigne.
Dans l’exercice de mon activité j’ai vu de nombreux cas de drogués. Je me souviens d’avoir répondu à un grand nombre d’appels pour des gens qui avaient pris du PCP, plus connu sous le nom de poudre d’ange. Cette drogue affecte le psychisme et donne une force considérable à son utilisateur au cours de brefs accès sporadiques.
Une fois, à une heure du matin, nous avons reçu un appel de la mère d’un jeune homme. Elle n’obtenait de lui aucune réaction. Quand nous sommes arrivés, il était assis sur le canapé du salon. Il était grand et très mince. Deux officiers de police étaient présents et tâchaient de recueillir quelques renseignements auprès de sa mère.
Mon coéquipier et moi avons essayé de parler au jeune homme, mais il était “camé”, en pleine hallucination. Ni ses yeux ni ses paupières ne bougeaient. Il avait les bras et les jambes écartés et raides. Il resta comme cela pendant une demi-heure. Asseyez-vous sur une chaise et essayez donc de garder ainsi vos membres pendant trois minutes. Pensez un peu. Le garçon, lui, est demeuré dans cette position dix fois plus longtemps! Nous avons commencé à relever ses signes vitaux — tension, fréquence cardiaque, respiration et autres choses de ce genre. Son état n’empira pas et il n’était pas en danger. Aussi avons-nous décidé de le transporter à l’hôpital. À ce moment-là, nous ne savions pas quel genre de drogue il avait prise, mais l’un des officiers de police soupçonnait qu’il s’agissait du PCP.
L’ambulance arriva et six secouristes étaient présents. Quand nous avons voulu le prendre pour le mettre sur le brancard, il est sorti de sa torpeur. Il nous saisit et nous envoya rouler par terre tous les six. Je me souviens que je me trouvais derrière lui et que j’avais passé mon bras autour de son cou. Il m’empoigna par la chemise et me fit passer par-dessus sa tête et me jeta sur le sol. Pourtant je mesure 1,80 mètre et je pèse 85 kilos, mais il me souleva comme une plume. À tous les six, nous avons finalement réussi à le maîtriser et à lui passer les menottes, puis nous l’avons attaché sur le brancard. Ce garçon s’en est sorti. En général le PCP ne tue pas, mais d’après un pharmacologue qui a fait une étude spéciale de cette drogue, l’utilisation du PCP peut “frire” le cerveau d’un individu, pour reprendre l’expression de ce docteur en pharmacie. Quand une personne atteint ce stade, elle est incapable de parler ou de penser.
Une autre fois, on nous a appelés sur une plage. La police se trouvait déjà sur les lieux. Elle tentait de s’emparer d’un homme sous l’emprise du PCP et, avec notre aide, les policiers ont réussi à lui passer les menottes. Ces bracelets métalliques sont très solides et ils sont réunis par une chaîne d’acier. Cependant, le jeune homme entra dans une telle rage qu’il brisa la chaîne de ses menottes. Il ne fallut pas moins de quatre personnes, les deux agents de police, mon coéquipier et moi-même, pour maîtriser ce garçon. Un policier dut même faire usage de sa matraque. On lui passa ensuite deux paires de menottes et nous l’avons transporté à l’hôpital.
Ces deux cas illustrent bien la force extraordinaire que donne le PCP. On a du mal à le croire avant d’en être témoin, et même dans ce cas, on reste médusé.
Nous avons souvent été en présence d’utilisateurs d’héroïne. Cette drogue est un dépresseur du système nerveux central et elle provoque l’arrêt de la respiration. À la suite d’un appel, je suis intervenu auprès d’un homme qui s’était effondré sous l’effet de l’héroïne. D’autres drogués l’entouraient. L’aiguille était encore plantée dans son bras. Il avait cessé de respirer et son visage était cyanosé. Je lui fis une intraveineuse et mon coéquipier lui passa un tube dans la gorge pour commencer une assistance respiratoire. L’homme reprit des couleurs et nous lui avons donné du Narcan, un “antagoniste des narcotiques”. Ce produit a la propriété d’antagoniser les effets de l’héroïne (il n’existe aucun médicament qui exerce une action similaire sur le PCP). En l’espace de quelques secondes, l’homme revint à lui. Quand les autres toxicomanes s’en rendirent compte, ils devinrent menaçants et voulurent nous arracher le médicament. Avec ce produit, ils pourraient se droguer sans risque.
Les mots ne suffisent pas pour faire comprendre aux jeunes les dommages provoqués par la drogue sur le psychisme et l’organisme des individus, même cinq ou dix ans après qu’ils ont arrêté d’en prendre. Les jeunes refusent de croire, parce qu’ils ne veulent pas croire. Si je pouvais seulement les prendre avec moi pendant une journée et les emmener au pavillon de psychiatrie du centre médical de Californie pour les laisser observer des gens qui ont fait usage de la drogue pendant plusieurs années — des sujets paranoïdes et catatoniques — alors ils seraient en face de la réalité. J’ai été en présence d’individus qui avaient fait plus de 1 000 voyages au LSD et qui à présent sont incapables de quoi que ce soit. Ce ne sont plus des humains. Leur psychisme s’est enfui, ils ne connaissent plus qu’une vie végétative.
Être à la fois un paramédical et un Témoin de Jéhovah constitue un assemblage unique. En tant que paramédical, j’ai pu aider des personnes blessées à s’en sortir, et même “redonner vie” à des morts cliniques. Ce travail procure de la satisfaction. Enseigner à des personnes les vérités concernant le Royaume de Jéhovah et du Christ, les guérir sur le plan spirituel et même les aider à avoir une vie spirituelle, est une tâche qui donne encore plus de contentement. Le bien que vous faites en tant que paramédical n’est que temporaire. Celui que l’on fait sur le plan spirituel peut devenir éternel sur une terre transformée en un paradis. Dans mon travail de paramédical, j’ai vu beaucoup de souffrances. Dans l’œuvre que j’effectue en tant que Témoin de Jéhovah, je peux montrer comment cette souffrance sera remplacée par une santé durable, par le bonheur et la vie éternelle. J’ai le cœur serré quand je vois le deuil, le chagrin et la mort, mais il se gonfle de joie quand je me rappelle cette promesse de Jéhovah:
“La tente de Dieu est avec les humains, et il résidera avec eux, et ils seront ses peuples. Et Dieu lui-même sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu.” — Révélation ou Apocalypse 21:3, 4.
Combien je suis heureux d’être revenu à la raison, comme le fils prodigue, et d’être retourné vers mon Père céleste, Jéhovah Dieu! — Raconté par Larry Marshburn.

RV 22/04/1983 pp.5-11Le retour d’un fils est source de joie Fils-prodigue8

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