Ils cherchaient de l’or, ils ont trouvé une patrie

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Message  Yasashi le Mar 26 Nov - 6:53

Ils cherchaient de l’or, ils ont trouvé une patrie


QUARTIER chinois. Dans de nombreuses villes du monde, ces mots évoquent boutiques, danses du dragon, festivités, restaurants chinois et leur animation caractéristique. Cependant, chaque quartier chinois a son histoire. Ceux d’Australie doivent beaucoup à des générations passées d’immigrants intrépides. Ils espéraient faire fortune dans les régions aurifères alors fraîchement découvertes.
“ La nouvelle Montagne d’or ”
Lorsqu’en 1851 on a découvert de l’or en Australie, l’immigration chinoise, comparable à ses débuts à un petit ruisseau, s’est muée en un véritable torrent. Des millions d’hommes ont quitté le delta de la rivière des Perles, dans la province du Guangdong, pour entreprendre la pénible traversée vers les côtes australes. Un peu plus tôt, on avait découvert des terrains aurifères en Californie (États-Unis), que les Chinois parlant cantonais avaient appelés “ Montagne d’or ”. Ils ont donc tout naturellement surnommé ceux d’Australie “ nouvelle Montagne d’or ”.
L’attrait du précieux métal n’était pas la seule raison de leur exode. Guerre civile, catastrophes naturelles et pauvreté avaient en effet plongé leur pays dans de grandes souffrances.
Certains pionniers en route pour l’Australie n’en ont hélas ! jamais aperçu les côtes. Au cours de ce long voyage, ils ont succombé aux maladies sévissant sur les navires bondés. Quant aux survivants, la vie qui les attendait à terre était loin d’être facile.
Ils triment et trinquent
La solitude est vite devenue la fidèle compagne de beaucoup. En effet, la tradition exigeait que femmes et enfants restent au pays afin de conserver leur place dans la lignée ancestrale. En 1861, l’Australie comptait plus de 38 000 Chinois pour seulement 11 Chinoises. Peu d’entre eux, toutefois, avaient prévu de s’y fixer. La plupart étaient bien décidés à rentrer chez eux, une fois riches et respectables.
Animés par cette ambition, ils logeaient sous des tentes et trimaient de longues heures sous un soleil de plomb. La superstition en retenait certains, du moins au début, de travailler sous terre. Ils se sont donc mis à chercher l’or en surface. Ils lavaient le sable aurifère à la batée et rinçaient les résidus au moyen de rampes de lavage en bois. Leurs efforts ont été payants : selon des archives, un peu moins de 600 000 onces (18 662 kilos) d’or trouvées dans l’État de Victoria ont été envoyées en Chine entre 1854 et 1862.
Malheureusement, une partie de cette richesse était engloutie dans le jeu et l’opium, vices auxquels la solitude rendait particulièrement vulnérable. Trop souvent, les mineurs y laissaient leur santé, leurs revenus et la perspective de retourner chez eux. Quelques-uns ont reçu l’aide d’associations chinoises et de personnes bienveillantes, mais d’autres sont morts dans la solitude et la misère.
Les exilés devaient également supporter la jalousie et la méfiance des autres mineurs, pour qui cette communauté très unie et prospère représentait une sérieuse concurrence. Une telle malveillance a donné lieu à de nombreuses émeutes et agressions. L’or des Chinois était pillé, leurs tentes et leurs provisions brûlées. L’hostilité a fini par s’apaiser. Néanmoins, une cinquantaine d’années après la découverte de l’or, la loi sur la restriction de l’immigration de 1901 a fermé la porte de l’Australie aux Asiatiques. Une porte qui ne s’est pas rouverte avant 1973.
L’après-ruée
Les gisements se sont épuisés, mais bon nombre de Chinois ont décidé de rester en Australie. Les villes de la ruée vers l’or ont alors vu fleurir blanchisseries, restaurants et jardins maraîchers chinois. Nos pionniers asiatiques se sont aussi taillé une bonne réputation de fabricants de meubles et de vendeurs de fruits et légumes. C’est ainsi qu’à la fin du XIXe siècle on trouvait des quartiers chinois dans de nombreuses villes australiennes, comme Atherton, Brisbane, Broome, Cairns, Darwin, Melbourne, Sydney et Townsville.
Vu la faible proportion de Chinoises émigrées, beaucoup de Chinois sont restés célibataires, quoique certains, bravant les préjugés, aient épousé des autochtones. Avec le temps, les enfants nés de ces unions sont devenus partie intégrante de la société australienne.
L’Australie n’a jamais accueilli autant de Chinois qu’aujourd’hui. La majorité viennent y poursuivre leurs études ou y faire des affaires. De plus, on compte à présent parmi eux de nombreuses femmes. Et, étrange revirement dû à une économie mondiale changeante, nombre de soutiens de famille installent les leurs en Australie et regagnent l’Asie pour travailler en Chine, à Hong Kong, à Singapour ou à Taïwan.
Les temps ont changé, c’est vrai. Mais l’objectif de l’immigrant, d’où qu’il vienne et où qu’il aille, reste fondamentalement le même : trouver la sécurité et la prospérité.
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Message  jeremie le Mar 26 Nov - 8:04

(1 Pierre 1:7) afin que la valeur éprouvée de votre foi, de bien plus grande valeur que l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu, soit trouvée un sujet de louange et de gloire et d’honneur lors de la révélation de Jésus Christ.
L’OR est très prisé pour sa beauté et pour sa durabilité. Une grande partie de sa valeur réside dans le fait qu’il semble posséder une brillance éternelle. Il résiste en effet à l’action de l’eau, de l’oxygène, du soufre, en fait à presque tout. Bon nombre de bijoux incrustés d’or qu’on a découverts dans des navires engloutis, par exemple, ont gardé leur éclat malgré les siècles.
On notera cependant que, d’après la Bible, il existe quelque chose de plus durable et “ de bien plus grande valeur que l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu ”. (1 Pierre 1:7.) L’or “ éprouvé ”, ou affiné, par le feu et par d’autres procédés peut atteindre une pureté de 99,9 %. Pourtant, il périt, ou se dissout, lorsqu’on le soumet à l’eau régale, un mélange de trois volumes d’acide chlorhydrique et d’un volume d’acide nitrique. Ainsi, la Bible énonce une vérité scientifique lorsqu’elle affirme que ‘ l’or périt ’.
À l’inverse, la véritable foi chrétienne ‘ maintient l’âme en vie ’. (Hébreux 10:39.) Les hommes peuvent tuer celui qui a une foi forte, comme on l’a fait avec Jésus Christ, mais quiconque possède la vraie foi reçoit cette promesse : “ Montre-toi fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. ” (Révélation 2:10). Dieu se souvient de tous ceux qui meurent fidèles, et il les ressuscitera (Jean 5:28, 29). L’or, même en grande quantité, ne peut accomplir ce prodige. À cet égard, la foi est donc de bien plus grande valeur que l’or. Cependant, pour que la foi ait une telle valeur, elle doit également être éprouvée. En fait, c’est ‘ la valeur éprouvée de la foi ’ qui est, selon Pierre, d’une plus grande valeur que l’or. Les Témoins de Jéhovah seraient heureux de vous aider à étudier la Bible afin que vous puissiez cultiver et conserver une foi forte dans le vrai Dieu, Jéhovah, et son Fils, Jésus Christ. Selon Jésus, cela “ signifie la vie éternelle ”. — Jean 17:3.
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