L’Eglise aux yeux du croyant

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Message  Invité le Lun 4 Oct - 13:57

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Voici donc venu le moment d'inclure cet ouvrage sur le Forum, a votre demande

Pour le croyant, l'Église est l'oasis où il vient se reposer du tumulte de la vie. Là, il retrouve la poésie que réclame son âme mystique. Il vient se recueillir et se retremper dans ses souvenirs de jeunesse, sans se douter un seul instant, cet aveugle volontaire, que ce qu'il y trouve en réalité, ce sont les fruits de son imagination, et que, de même que dans l'auberge espagnole, c'est ce qu'il y apporte.
Par une ambiance de mystère, l'Église entretien cette illusion décor: costumes, lumières, encens tout concourt à créer l'atmosphère et cet espèce d'envoûtement qui laisse l'âme désarmée.
Le Vatican, dans ce domaine, est passé maître, et la magnificence de ses solennités ne le cède en rien à celle des cours royales les plus traditionnelles.
Voici le protocole d'une apparition du Pape à la Basilique Saint Pierre de Rome:
La Basilique est toute illuminée. Saint Pierre de Rome attend sa Sainteté le Pape. Celui-ci a revêtu ses ornements sacrés. Il se dirige vers la chapelle de la Pièta et prend place sur la "sedia gestatoria" que soulèvent "les sediairi" (les porteurs ce moi qui souligne), en livrée cramoisie.
Les orgues enflent leur voix majestueuse. L'encens embaume l'air. Le cortège se dirige vers la nef centrale dont l'allée est gardée par une double haie de gardes palatins qui s'agenouillent au passage du Pape.
Les camériers de cape et d’épée viennent d’abord. Leurs riches costumes au pourpoint ajusté, à culottes bouffante noire, à fraise blanche, font songer aux mignons d’Henry III, ne seraient les lourdes chaînes d’or, insigne de leur dignité.
Suivent les procureurs des palais apostoliques, les avocats consistoriaux en toge noire, les prélats avec leur cape d’hermine et enfin les membres du Sacre Collège.
Les cardinaux s’avancent lentement, deux par deux, ils portent la cape violette prescrite par les consistoires. Chacun d’eux est suivi de son caudataire qui porte la longue traîne.
Les gardes suisses, ans leur costume dessiné par Michel-Ange, casque et cuirasse, hallebarde au poing, encadrent le cortège.
Un peloton de gardes nobles, sabre au clair, précède le groupe des prélats et dignitaires attachés à la personne du Pape.
C’est au milieu d’un groupe de nombreux évêques et de prélats que s’avance la « sedia gestatoria »
Le Pape bénit la foule prosternée.
L’émotion est à son comble. La féerie se déroule luxueusement aux yeux émerveillés.
Il semblerait qu’un souffle divin (Sic, c’est encore moi qui souligne) passe sur toutes ces têtes courbées, sur ces gens agenouillés, sur les toilettes luxueuses des premiers rangs et sur le menu peuple qui se presse dans le fond et s’écrase près des portes. Pour tous ces gens réunis dans une même ferveur, le Pape est le vicaire du Christ (Sic et encore Sic), et, comme ce dernier, l’être suprêmement bon, désintéressé, charitable, dont la clairvoyance et l’infaillibilité ont fait le chef spirituel suprême des peuples et des rois.
Il commande le respect et l’humilité. Pour lui rien n’est trop beau.
Les cardinaux, les évêques, les prêtres jouissent aussi de cette sainte considération et semblent des êtres purs chargés de diriger les âmes.
Leur renoncement est un sacrifice qu’ils offrent pour la rémission de nos péchés à l’exemple de Jésus-Christ (De nouveau Sic majuscule)
Nous fidèles, nous ne sommes que des pauvres pécheurs en proie à toutes les tentations, incapables de nous diriger dans la voie du bien sans le secours de ces gens vertueux. D’où notre humilité.
EH BIEN ! NON.
Toute cette somptuosité, bien faite pour frapper l’imagination des simples émus par ce déploiement des fastes de l’Orient, ne sert qu’à écraser les humbles d’une supériorité usurpée.
Et nous voulons rappeler ici les paroles que Victor Hugo prête au mauvais prêtre (Le Pape) :
« Il faut que l’homme souffre afin que Dieu prospère ;
L’or du temple éblouit le pauvre utilement.
Il faut la perle au dogme et l’astre au firmament ;
Il faut que les vivants, foules, essaims, mêlées,
Volent à la lueur des mitres constellées ;
Cette clarté leur est nécessaire en leur nuit.
Le temple opulent sert et l’autel pauvre nuit.
Il sied que le pasteur comme un soleil se lève… »

Que nous sommes loin de la simplicité des premiers chrétiens dont la foi n’avait d’autre décor que les catacombes.
Je sais que nous avons l’esprit mal fait, mais avant ‘examiner si ce haut clergé, par ses vertus, mérite un tel luxe, considérant la misère mondiale, es meilleurs des chrétiens reconnaîtront avec nous qu’il y a loin à l’imitation de Jésus-Christ.
Tirée de l’annuaire pontifical, voici la description de la tiare du Pape (Mgr Battandier):
L’Eglise aux yeux du croyant Trireg11« La tiare st formée d’un feutre très fin recouvert d’un tissu à mailles d’argent fabriqué exprès à Rome. L’intérieur est doublé en soie. C’est sur ce feutre que sont rattachées les trois couronnes d’or, excessivement légères pour diminuer le poids. Chaque couronne se compose d’un bandeau d’or orné de pierreries et terminé par deux rangées de perles. Chaque rangée en contient 90, ce qui fait en tout 540 perles. Au-dessus du bandeau est la couronne, ou mieux, les fleurons formés d’un feuillage imitant une croix. Il est séparé de l’autre par un petit cercle d’or avec pierres précieuses, ce qui lui l’aspect de la couronne héraldique de duc. L’ornementation de la tiare est basée sur la forme octogonale, c'est-à-dire qu’il y a 8 fleurons, 4 émeraudes, 3 saphirs, 1 rubis.
Deuxième couronne : 10 émeraudes, 24 rubis balais, 3 saphirs, 1 chrysolithe, 2 aigues marines, 9 grenats, 1 chrysolithe et 2 fils de perles orientales.
Le sommet de la tiare est couvert d’une feuille d’or avec 8 rubis et 8 émeraudes. Sur elle s’appuie un globe d’or émaillé en bleu, surmonté d’une croix composée de 11 brillants.
Les fanons de la tiare qui retombent sur les épaules du Pape portent 2 rubis, 4 topazes et 4 émeraudes. En tout : 6 rangées de perles orientales, 146 pierres de couleur et 11 brillants. (Oh ! le pauvre pape, quelle misère)
Ouf ! Mais ce ‘est pas fini, car le costume n’est pas moins luxueux.
(De Joseph Bernhart, dans « Le Vatican »)
« Toutes les fois que le Pape se présente en costume pontifical, on le porte… Le poids des ornements pontificaux est si considérable que le Pape ne pourrait se mouvoir sans l’aide des porte-q l’aube, le vêtement sacerdotal de lin et de dentelles, une ceinture dorée s’étend jusqu’au sol, sur le côté une large bande de soie ; Sur l’amict de lin blanc du prêtre, le Pape en porte un second, le fanon, double pèlerine de soie blanche, mélangée de fil d’or et de fils rouges, dont la partie supérieure est placée sur la tête, jusqu’à ce que la stola et les vêtements sacerdotaux aient été posées sur les épaules du Pape : tunique du sous- diacre, dalmatique du diacre, et chasuble du prêtre, chacune dépassant
l’autre… Alors la partie supérieure du fanon est rabattue sur la chasuble comme un collet, le pallium est placé sur les épaules, la grande croix pectorale est suspendue au cou au moyen d’un collier en or, le manipule au bras gauche et la ceinture, les gants et les souliers sont de soie blanche et tout couverts de riches broderies d’or. Un vêtement étrange s’y ajoute…les bas pontificaux en étoffe solide et si chargés de broderies d’or qu’ils ressemblent à des bottes et doivent être fixés au moyen de rubans au-dessus des genoux. Et ordinairement s’y ajoute le plus lourd de tous les ornements, le vaste manteau à longue traîne dont la couleur fondamentale est le blanc ou le rouge, merveille de broderie précieuse, dont les bords sont soutenus par les assistants princiers au trône, les chefs des familles Colonna et Orsini, aujourd’hui si pacifiques…)
Voilà pour le Pape ! L’administration du Vatican n’est pas moins somptueuse : elle est peuplée de centaines de fonctionnaires dont les charges sont grassement payées et dont l’énumération serait fastidieuse. (FIN DE LA CITATION DU LIVRE DU PR Roland Gagey pp 13-16)
Dans l’ouvrage au nom de DIEU David YALLUP rapporte :
Au 22 juillet 1970 le capital productif du Vatican s’elevait à un chiffre de 111 millions de dollars soit environ autant en euro.
Le parc automobile est immense et les voitures sont immatriculées avec SCV que les romains lorsque les voient passer crient : «
Se Cristo Vedesse
» traduit en français
« Si Christ Voyait »
.
A la prochaine fois pour la suite ?

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