Copier les lucioles ce n’est pas facile

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Message  Invité le Ven 2 Déc - 8:06

Copier les lucioles ce n’est pas facile Firefly

La famille des lucioles regroupe plus de 2 000 espèces connues de coléoptère produisant presque tous de la lumière (jaune à verdâtre, longueur d'onde de 510 à 670 nanomètres), à l'état de larve et/ou adulte, réparties sur tous les continents. Cet insecte, en tant que petit prédateur de la strate herbacée et buissonnante, joue un rôle important dans sa niche écologique en limitant notamment la pullulation des chenilles et escargots.
Bien que l'espèce fasse partie des coléoptères, la femelle ne peut pas voler, d'où le nom de "ver". Le plus connu est le Lampyre ou Ver luisant commun (Lampyris noctiluca).
Dans l'hémisphère nord, les larves cessent de se nourrir en mai ou juin, se transforment en nymphe d'où émergera un coléoptère adulte.
La nuit la femelle émet une lumière de couleur verte laser, relativement puissante.
Les mâles de chaque espèce émettent un signal lumineux plus faible que les femelles, et différent de celui d'autres espèces. Les gros yeux noirs des mâles sont sensibles à la lumière, et permettent ainsi aux couples de se trouver, pour assurer la reproduction.
Les œufs et les larves peuvent aussi émettre de la lumière.
Le biologiste Raphaël Dubois a montré en 1887, que la réaction était due à une enzyme, la luciférase, agissant sur un substrat, la luciférine, avec nécessité de présence de dioxygène. En fait les molécules correspondant à la luciférase et luciférine varient selon les espèces. W.D. McElroy a plus tardivement montré que l’émission de « lumière froide » nécessitait aussi deux co-facteurs ; l'ATP (Adénosine triphosphate, ou Acide adénosine triphosphorique) et un minéral (le magnésium). On a d’abord cru que l'ATP était la source de l’énergie, mais pour ensuite démontrer qu’il joue plutôt un rôle de catalyseur en se liant avec le magnésium, la bioluminescence étant alimentée par une suite de réaction d’oxydoréductions.
On a montré (étude de l'Université de Tufts) que ce sont des molécules d'oxyde nitrique émises par l'organisme qui contrôlent l'interruption du signal lumineux à un rythme clignotant propre à chaque espèce et que certaines espèces clignotent en groupe, ce qui permet aux mâles de mieux les détecter et de trouver une partenaire de leur espèce (étude des universités du Connecticut et de Georgie).
( Selon Wikipedia)
L’humble luciole émet de la “lumière froide” grâce à un processus d’oxydation très efficace. Aux Pays-Bas, deux scientifiques ont réussi à fabriquer un composé chimique qui produit de la lumière d’une manière similaire après avoir été dissous dans un liquide.
Selon la revue Kuzien, organe trimestriel de l’université de Nimègue (Pays-Bas), ce composé peut très bien fournir un éclairage de secours dans une “lampe-bâton”. Le nouveau composé chimique est mis dans un tube en verre, lui-même placé dans un récipient en plastique rempli d’eau et d’un solvant organique. Quand on brise le tube, une réaction chimique se produit entre le composé et l’oxygène de l’eau... ce qui donne de la lumière. Néanmoins, cette revue reconnaît avec modestie: “Bien qu’on ait sensiblement progressé, les chimistes doivent toujours relever le défi de rendre leur procédé aussi efficace que celui de l’humble luciole. Et tout indique que ce n’est pas facile.”
g. 08/11/1986 p.18

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