Quand l’autodéfense se justifie-t-elle ?

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Message  Invité le Lun 30 Sep - 6:36

Quand l’autodéfense se justifie-t-elle ?


Un bruit au milieu de la nuit. Vous vous réveillez en sursaut. Des pas. Il y a un cambrioleur chez vous. Votre cœur bat à tout rompre. Vous êtes terrifié. Que faire ?
Voilà une situation qui n’arrive pas qu’aux autres. Les délits, voire les crimes violents, ne sont plus le lot de quelques pays ou des grandes métropoles. Le sentiment d’insécurité se généralise et beaucoup cherchent à se protéger par l’acquisition d’armes ou l’apprentissage des arts martiaux. Certains gouvernements ont d’ailleurs promulgué des lois autorisant leurs citoyens à employer la force pour se défendre. Mais qu’en dit la Bible ? Est-il légitime de recourir à la violence pour se défendre ou défendre sa famille ?

Dieu hait la violence

La Bible condamne la violence et ceux qui y ont recours. Le psalmiste David a écrit à propos de Jéhovah Dieu : “ Quiconque aime la violence, Son âme le hait vraiment. ” (Psaume 11:5). Dans le passé, Dieu a prononcé des jugements de condamnation contre plusieurs nations, dont son propre peuple, en raison de leur violence et du sang qu’elles avaient versé (Yoël 3:19). Dans la Loi que Dieu avait donnée à Israël, même les homicides involontaires dus à la négligence étaient considérés comme des crimes graves.  (Deutéronome 22:8.)
De fait, la Bible encourage chacun à éviter les conflits en poursuivant la paix tous les jours. Une bagarre violente naît souvent d’une dispute. La Bible fait d’ailleurs ce constat : “ Là où il n’y a pas de bois, le feu s’éteint, et là où il n’y a pas de calomniateur, la dispute s’apaise. ” (Proverbes 26:20). Généralement, une attitude calme désamorce la colère et prévient les affrontements violents. L’apôtre Paul a écrit : “ Si possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. ” (Romains 12:18.)

Et si nous sommes menacés ?

Toutefois, poursuivre la paix n’est pas une garantie absolue contre les agressions. Tout au long de l’Histoire, de fidèles serviteurs de Dieu ont été victimes de violences (Genèse 4:8 ; Job 1:14, 15, 17). Que faire, par exemple, face à un voleur armé ? Jésus a donné ce conseil : “ Ne vous opposez pas à celui qui est méchant. ” (Matthieu 5:39). Il a également dit : “ À qui t’enlève ton vêtement de dessus ne refuse pas non plus le vêtement de dessous. ” (Luc 6:29). Jésus n’admettait donc pas l’utilisation d’armes pour défendre des biens matériels. Ainsi, face à un voleur armé, c’est se montrer sage que d’abandonner ses objets de valeur sans chercher à résister. Quoi que nous possédions, notre vie est autrement plus précieuse !
Mais qu’en est-il si notre vie même est menacée ? Une loi que Dieu a donnée à l’Israël d’autrefois nous éclaire à ce sujet. Si quelqu’un surprenait chez lui un voleur en flagrant délit d’effraction et le tuait alors qu’il faisait jour, il était coupable de meurtre. C’était sans doute parce que le vol n’était pas sanctionné par la peine de mort, et que le voleur pouvait être identifié et traduit en justice. En revanche, la nuit, il était difficile de voir ce que faisait un intrus et de déterminer ses intentions. Voilà pourquoi celui qui tuait un intrus dans l’obscurité était déclaré non coupable. Estimant logiquement ses proches en danger, un chef de famille pouvait décider de les défendre.(Exode 22:2, 3.)
Ainsi, la Bible montre qu’en cas d’agression physique quelqu’un peut se défendre ou défendre sa famille. Il peut parer les coups, contenir son agresseur ou même lui porter un coup pour l’étourdir ou le mettre hors d’état de nuire. Son intention devrait être de neutraliser son adversaire ou de mettre un terme à l’agression. Par conséquent, si l’agresseur était grièvement blessé, ou tué, sa mort serait accidentelle et non intentionnelle.

La meilleure protection

Manifestement, il est des circonstances où une autodéfense maîtrisée se justifie. Chacun a le droit de protéger sa vie et celle de ses proches. Il n’y a pas de commandement biblique interdisant de se défendre quand la fuite est impossible. Mais, bien entendu, la voie de la sagesse requiert d’éviter les situations à risque.  (Proverbes 16:32.)
La Bible nous encourage à ‘ chercher la paix et à la poursuivre ’ dans tous les aspects de notre vie (1 Pierre 3:11). La mise en pratique de ce principe contribue réellement à mener une existence paisible. Sleep

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Quand l’autodéfense se justifie-t-elle ? Empty Re: Quand l’autodéfense se justifie-t-elle ?

Message  jeremie le Sam 5 Oct - 15:15

*** g85 22/12 p. 21-22 “Ce soir, nous avons gagné!” ***

Une nouvelle personnalité

Mon dernier combat de championnat décrit plus haut se déroule juste un mois après le commencement de mon étude. Après cette double victoire, j’ai l’impression d’être débarrassé d’un lourd fardeau. Je pense que je suis maintenant en règle avec Jéhovah, puisque j’ai abandonné la compétition. Mais avec le temps, je vais aussi être amené à opérer d’autres changements.
Pour assister régulièrement aux réunions organisées par les Témoins de Jéhovah, je décide tout d’abord de limiter mes activités sportives au seul club de ma ville, Rueil-Malmaison. Un jour, lors de l’une de ces réunions, il est rappelé qu’un chrétien doit éviter tout ce qui pourrait le charger, volontairement ou non, d’une dette de sang. Je me sens rougir en entendant cela. En effet, il n’y a pas que des amateurs qui viennent pour se détendre parmi mes étudiants. Certains sont des “tireurs”, des sportifs qui font de la compétition. Si un jour un accident survenait, quelle serait ma part de responsabilité? À cause de ce risque, j’abandonne les fonctions que j’occupe à la Fédération de boxe française et de savate. Je m’arrange aussi pour céder à mon frère mon poste de professeur au club de Rueil-Malmaison.
Dans les mois qui suivent, je continue à fréquenter ce club en simple pratiquant. Mais ma conscience devient de plus en plus sensible. Je médite sur ces paroles de Paul: “Un esclave du Seigneur ne doit pas entrer en lutte, mais il doit être doux envers tous, capable d’enseigner, se dominant sous le mal, instruisant avec douceur.” — II Timothée 2:24, 25.
De fait, j’imagine difficilement Jésus et ses apôtres suivant un entraînement de gladiateurs, simplement pour le plaisir, même sans participer à des combats. Tous ces principes, difficilement conciliables avec la fréquentation d’une salle de boxe, m’amènent à couper définitivement les ponts.
Avant de quitter le club, je donne le témoignage à tous mes élèves de façon directe ou indirecte. Je considère en effet les 200 boxeurs qui le fréquentent comme mon territoire spécial. Sept d’entre ceux avec lesquels je commence à étudier la Bible deviendront finalement Témoins de Jéhovah. Quand nous abordons le problème de la boxe je les conseille en me servant d’une connaissance fraîchement acquise. Cela m’aide beaucoup sur le plan spirituel. Je me sens obligé en effet de me livrer à une sévère autocritique et de mettre en pratique ce que je prêche.
J’ai donc quitté le monde de la boxe, j’ai cessé de ‘poursuivre le vent’. Certes, j’ai perdu des centaines de relations ainsi que la gloire et la célébrité; toutefois, en contrepartie, Jéhovah a largement béni notre foyer. Nous avons désormais un but dans la vie et une juste cause à défendre, celle du Royaume de Jéhovah, non pas avec les poings, les pieds et des techniques de combat raffinées, mais avec des armes spirituelles (Ecclésiaste 2:11; 4:4; Éphésiens 6:14-17). — Par Christian Paturel.
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